Stendhal visite Aiguillon

 

La majesté du château ducal

Pour visiter Aiguillon, il faut prendre le temps de vivre, de regarder les bâtiments, les rues et les ruelles. L’histoire défile sous vos yeux, il suffit d’être attentif et de vouloir marcher dans les pas des habitants d’hier et d’aujourd’hui. Pour s’en rendre compte, allez au marché, les mardis et vendredis matin, c’est un lieu de rencontre, véritable mosaïque de couleurs où, comme jadis, les odeurs et les saveurs d’un terroir s’y côtoient, sans se mélanger.

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On est attiré par le château ducal, immense et majestueux. C’est l’écrin d’un passé révolu et le terreau d’un avenir radieux. Savez-vous que ce castrum était déjà mentionné en 1316 ? Qu’il a été remanié au XVe siècle ? Et reconstruit de 1765 à 1783 pour Emmanuel-Armand de Vignerod du Plessis de Richelieu, duc d’Aiguillon et pair de France, ministre de Louis XV ? Savez-vous que c’est son fils, qui, lors de la nuit du 4 août 1789, a demandé aux gentilshommes de renoncer à leurs privilèges ? Le château, après avoir été transformé en 1852 en magasin à tabac, est devenu le lycée Stendhal en 1966.

Pourquoi porte-il le nom de Stendhal ? L’écrivain a été impressionné par le château ducal. Il a écrit dans Le Rouge et le Noir "Nous irons nous retirer au château d’Aiguillon, entre Agen et Marmande. On dit que c’est un pays aussi beau que l’Italie". Alors, laissez-vous tenter par cette douceur de vie à l’Italienne décrite par l’écrivain.

La fraîcheur des églises

En regardant plus soigneusement, la vieille ville d’Aiguillon se révèle aux yeux attentifs. Avec ses maisons anciennes, on remonte le cours de l’histoire. Le château de Lunac, qui ne se visite pas, et son quartier de Lunac avec ses rues étroites et ses maisons à colombages sont incontournables. Ils permettent de feuilleter les pages d’un livre d’histoire où se mêlent l’époque romaine avec les caves gallo-romaines ou encore Napoléon 1er.

Le Lot-et-Garonne et la douceur de sa "petite Toscane"

En plusieurs endroits du département, entre le Marmandais et le Villeneuvois, on retrouve des paysages de vallons et de bastides qui s’apparentent à la province italienne.On se croirait dans le jeu des Sept erreurs. D’un côté une photographie de Tournon-d’Agenais, dans le Lot-et-Garonne ; de l’autre, une vue d’ensemble de Cortone, dans la province italienne d’Arezzo, en Toscane.
Les similitudes entre la bastide de la vallée du Lot et la petite ville emmuraillée où fut tourné le film « Sous le soleil de Toscane » (2003) sont troublantes

https://www.sudouest.fr/tourisme/patrimoine/tourisme-le-lot-et-garonne-et-la-douceur-de-sa-petite-toscane-1871773.php

Quand Jean Lacouture venait en Lot et Garonne

Issu  du Sud Ouest Jean Lacouture s'était intéressé au parcours aquitain de Stendhal en 1838.La fameuse phrase dans "Le Rouge et le Noir désignant le pays situé entre Agen et Marmande comme "aussi beau que l'Italie" ne lui avait pas échappé.

Extrait de l'article Sud Ouest du 28 Novembre 2021

 

Jean lacouture ok 592x296

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